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Saturday, June 15, 2024

Thaïlande: une determine prodémocratie condamnée à quatre ans de jail pour lèse-majesté Specific Occasions

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Un tribunal de Bangkok a condamné une importante determine du mouvement prodémocratie en Thaïlande à quatre ans d’emprisonnement pour lèse-majesté, en vertu d’une loi controversée que les jeunes générations appellent à réformer. 

Anon Numpa, un avocat de 39 ans, était poursuivi pour un discours prononcé en 2020 devant le Monument de la Démocratie, un lieu de rassemblement symbolique au cœur de la capitale pour le camp progressiste.

A cette époque, des manifestations massives secouaient le royaume pour réclamer une refonte en profondeur de la puissante monarchie, protégée par une loi de diffamation royale jugée trop sévère.

Le texte sur la lèse-majesté, connue en Thaïlande par son numéro d’article dans le Code pénal («112»), punit jusqu’à quinze ans de jail toute insulte visant le roi ou sa famille.

Anon Numpa a également été condamné à payer une amende de 20 000 bahts (520 euros) pour violation de l’état d’urgence en place en 2020 pour lutter contre la pandémie de coronavirus.

Son avocat a déclaré après le verdict qu’ils allaient probablement faire appel.

«C’est un sacrifice de ma liberté que je suis prêt à assumer», a expliqué le militant au second d’arriver au tribunal, accompagné de sa partenaire et de leur enfant.

«Nous avons vu beaucoup de changements dans la politique thaïlandaise depuis le mouvement de 2020 (…) Si je suis condamné à de la jail aujourd’hui (mardi), ça serait pour beaucoup d’années, mais ça vaudrait le coup», a-t-il poursuivi.

C’est «une longue peine de jail pour avoir exercé ses droits», a réagi Andrea Giorgetta, de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH, organisation non gouvernementale).

Depuis le déclenchement des manifestations prodémocratie, plus de 200 personnes, dont des mineurs, ont été accusées d’avoir enfreint la loi de lèse-majesté.

Des organisations de défense des droits humains ont dénoncé l’utilization détourné du texte afin de pouvoir cibler les opposants des généraux alors au pouvoir.

Supprimer l’article 112 a été l’une des promesses phares du parti prodémocratie Transfer Ahead qui a remporté les élections législatives de mai dernier.

Mais la formation progressiste a été repoussée aux portes du pouvoir par les élites militaro-royalistes qui dominent les establishments et rejettent son programme jugé trop radical.

Le nouveau Premier ministre Srettha Thavisin, à la tête d’une giant coalition englobant des mouvements pro-armée, a assuré avant son intronisation qu’il n’allait pas toucher à la lèse-majesté.




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